Déclic


Le vrai déclic, le bon déclic ne vient pas lorsque nous sommes confortablement assis dans nos problèmes, dans notre péché ou dans notre état sans se bouger. 

Je dois avouer que j’ai parfois confessé des paroles de foi sans avoir « véritablement la foi », pas étonnant que les choses n’aient pas changées.  J’ai souvent cru que le déclic venait tout seul « comme par enchantement ». Que les miracles arrivent seulement parce que Dieu décide d’internevir ce jour là, que certes à force de confession on parvient à vivre le miraculeux. Mais qu’en tous les cas  mon miracle attend que Dieu soit prêt à m’exhaucer. Ce qui m’a poussé à attendre des choses qui ne venaient pas au lieu de me mettre en action pour les décrocher. A force d’attendre un déclic qui n’arrive pas on ne se décide jamais à changer.

Le déclic est un déclenchement mécanique, une réaction soudaine qui pousse à l’action. Ma détermination doit me positionner et provoquer un déclic là ou les situations m’avaient bloqué; et me propulser vers la manifestation d’une vie victorieuse. Le nom de Jésus, celui que je confesse, celui que je chante, celui auquel je crois n’est pas démuni de puissance. Bien au contraire en ce nom seul les boiteux marchent, les lépreux sont purs, les aveugles et en ce nom je remporte la victoire sur les circonstances. On connait bien ce refrain surtout si vous avez grandi dans l’Eglise comme moi. Là ou le bas blesse c’est quand tu réalise que tu ne travailles pas vraiment ta foi mais que tu attends « par la foi ». La bible dit « Mon juste vivra par la foi » mais si je regarde dans bien des situations j’ai plutôt essayé de survivre pêut-être par la foi. Le manque n’est pas de Dieu, l’échec ne l’est pas non plus, la peur encore moins c’est l’antidote de la foi…Bon arrêtons le massacre !

Je me souviens il y a quelques années quand le Seigneur m’a délivré d’un péché chronique, c’était suite à un ral bol de mon état et de ma situation. Ce jour là je me disais « tu as l’habitude de demander pardon à Dieu, voilà que tu tombes encore dans ce même péché…Comment Dieu va t-il encore te pardonner ? » J’étais tellement déprimée, désepérée, je me trouvais indigne d’être enfant de Dieu. Je n’avais pas réalisé que Dieu était miséricordieux et que son amour ne dépendait pas de mes actes. Bien sure qu’il attendait de moi une repentance sincère et définitive mais son amour pour moi était inconditionnel. Je ne devais pas être fataliste sinon rien n’allais changer.

Je réalise que c’est impossible d’avoir un déclic lorsque l’on vit dans la fatalité, car le déclic laisse entrevoir la possibilité d’une solution. Vivre dans la fatalité est un manque de foi et c’est tellement plus facile de vivre  ainsi que d’avoir la foi. Dans la fatalité il te suffit de croire ce que tu vois, c’est à dire d’être dépendant des circonstances, de la réalité au lieu de méditer la vérité.

J’étais au début de ma vie chrétienne et j’avais simplement besoin de croire que Jésus croyait en moi et la bible m’a donné ce dont j’avais besoin Galates 5:1 « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. » Après ce jour là j’ai accéléré dans ma vie spirituelle. Le déclic une illumination après laquelle je cours en 2018. Ce déclic, jai compris c’est le Rhéma. La parole révélée de Dieu et je crois que nous pouvons le décrocher par notre détermination au lieu de toujours attendre qu’il nous trouve. J’en ai eu ce matin, mon délic est simple, il est temps pour moi de règner!

2018 doit battre 2017 à plate couture.

 

Grace Mafoua

Pasteur