Le pouvoir du pardon


La femme est un être aux multiples facettes mais il est une chose que l’on reconnait tous chez elle, c’est sa sensibilité. Une sensibilité qui lui prête parfois préjudice, car lorsqu’elle n’est pas contrôlée, elle entraine à l’hypersensibilité, un déséquilibre total des émotions. La femme peut être victime de sensibilité mais elle peut aussi en faire une force. Car une fois devenue une force, elle lui donne un pouvoir que plusieurs ne soupçonnent pas. Pas même elle-même! Le pouvoir du pardon.

1Pierre 3:7 « Maris, montrez à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec vos femmes, comme avec un sexe plus faible; honorez-les, comme devant aussi hériter avec vous de la grâce de la vie. Qu’il en soit ainsi, afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières.« 

Ce passage nous montre à quel point la femme est un être « fragile »; ou plutôt délicat pour ne pas choquer certaines « sensibilités ». Beaucoup de femmes définissent leur force par un caractère bien trompé, une image sûre d’elles, confiantes, avec de beaux vêtements. Elles sont incontestablement belles et physiquement bien faites mais leur plus belles qualités viennent de l’interieur et sont cachées. La force de la femme se définit dans la qualité de son coeur, la qualité de son humanité, et comme toutes qualités humaines elle est faillible. C’est en celà que la femme est le sexe faible. Evidement sa force physique n’est généralement pas comparable à celle d’un homme. Mais ce qu’il y a de plus beau et fort en elle c’est justement sa sensibilité qui doit être correctement apprivoisée. Combien de fois une mère est capable de supporter les cris d’un bébé, de ranger encore et encore le désordre d’un enfant parece qu’elle sait que ce dernier ne comprend pas encore les choses ?

C’est parce qu’en chaque femme il y a une mère. En elle Dieu peut mettre la vie et constituer un homme. Son centre émotionnel est donc plus alerte, plus en éveil que celui de l’homme. Car c’est par ce biais, c’est à dire ses entrailles qu’elle peut transmettre l’amour, le sens de la vie d’une personne mais aussi construire une partie de l’identité d’une personne. Elle est donc plus sensible mais ce n’est pas une tare. Certes elle verse plus facilement ses larmes, s’emporte peut-être plus rapidement, se blesse peut-être plus souvent mais elle pardonne aussi plus promptement. En effet rien de pire, qu’une mère aigrie, rancunière, car elle n’utilisera pas sa sensibilité à bon escient mais se laissera manipuler par la force de l’offense. Elle est capable de détruire une vie, une destinée, une génération à cause d’une blessure. L’abondon d’une mère est une souffrance éternelle, car la mère est la donnatrice de vie. Elle est libre de refuser de donner naissance, libre d’avorter ce qui existe déjà en elle. Esaïe 49:15 traîte du sujet de la compassion de Dieu pour son peuple, Dieu dit « Une femme oubliera-t-elle son nourrisson, pour ne pas avoir compassion du fruit de son ventre? Meme celles-là oublieront;… mais moi, je ne t’oublierai pas.« 

Si Dieu lui même a choisi de comparer sa compassion inégalable à la compassion d’une mère pour son enfant ce n’est pas pour rien. La sensibilité des entrailles d’une mère pousse la femme à la compassion et la compassion conduit au pardon. Le pardon est comme une ressource inée chez la femme qui, a une bonne lecture et utilisation de ses émotions. Elle doit simplement choisir de puiser en elle cette ressource et celle-ci se manifestera. Luc 6:44 « L’homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son coeur…« .

Elle doit choisir de donner malgrès tout, le meilleur pour ceux qu’elle aime. Lorsqu’une femme parvient à pardonner elle libére ainsi les autres et ne leur fait pas porter le fardeau de ses blessures émotionnelles. Elle choisit la guérison de son âme mais aussi la protection des autres, elle ne les exposes pas au manque de pardon qui pouraient non seulement détruire ceux qu’elle aime, mais aussi détruire toutes ses relations.

En conlusion le pouvoir du pardon, agit non seulement pour la personne qui pardonne mais aussi pour celle qui est pardonnée. Le pardon répare, reconstruit, libère, guérit, le pardon sauve.

Que vous soyez mère naturelle, ou mère spirituelle choisissez de pardonner pour sauver une destinée!

Luc 7: 47 « C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés: car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu. »

Grace Mafoua

Pasteur Stagiaire