Plan B


Plusieurs chrétiens parlaient d’épanouissement autour de moi,… Ils avaient l’air de réussir leur vie… d’avoir réalisé leurs rêves. Moi, je n’avais pas encore réalisé les miens car occupée à servir Dieu. Les jours qui ont suivis n’étaient que regrets, murmures, et mauvaises décisions.

J’avais  décidé de ralentir dans mon service pour Dieu parce que je voulais prendre « du temps pour moi et être à mon tour épanouie ». Je n’avais pas encore réalisé que c’était un vide qui parlait ! J’ai l’habitude de dire que Dieu n’aime pas les vides et tout vide doit être comblé. Mais de quoi ?

Alors que je mettais en place une stratégie et une nouvelle organisation de vie pour pouvoir avoir du temps libre pour : flâner, travailler plus,  gagner plus d’argent, voyager plus…profiter d’une vie bien méritée,  je ressentais de plus en plus le vide dans mon cœur; il semblait qu’aucun de mes plans ne me rendait heureuse. Puis soudain,  comme dans un moment de lucidité, le besoin de me rapprocher de Dieu pour savoir ce qu’Il en pensait me vint. C’est après une seule journée de jeûne et prière, que je ressentais une joie indescriptible. Littéralement mon cœur bondissait de joie! Je n’étais plus troublée par un quelconque désir d’accomplissement, car je me sentais accomplie dans la présence de Dieu. Et je réalisais que ma seule satisfaction était de faire la volonté de Dieu.

Mais ce fût une leçon intéressante, car j’avais réalisé que le cœur de l’Homme loin de Dieu, vit dans cette perpétuelle insatisfaction. Cela se traduit par un besoin constant d’accomplissement, et  peut dangereusement nous éloigner du plan de Dieu en nous inspirant un mauvais « plan B ». Encore faut-il repérer ce besoin, correctement le nommer pour bien le traiter :

–          Le besoin d’être en relation ou d’être lié à une personne:  L’immaturité peut nous pousser vers des relations toxiques et nous détruire, ou nous pousser à chercher des relations auprès de personnes qui ne nous connaissent même pas, ou seulement à travers les réseaux sociaux. Autant je suis très accoutumée aux réseaux sociaux,  autant je m’en méfie comme la peste. Je dois admettre cependant que les réseaux sociaux deviennent un instrument puissant pour propager des messages.

–          Le besoin d’être reconnu: En effet,  même le travailleur le moins excellent ou le plus négligent a besoin que son patron lui dise bravo pour son travail. Pour aller plus loin, on se sent insignifiant lorsque notre talent ou don n’est ni utilisé ni reconnu.

–          Le besoin de grandir: On est très souvent pressé d’être considéré comme un grand. Personne ne veut être vu comme immature. C’est un besoin qui s’exprime beaucoup lorsque l’on nous compare à quelqu’un qui a « réussi », qui s’est marié ou qui possède des biens alors que nous avons l’air de stagner.

–          Le besoin d’être accepté: Ce sentiment est très dangereux car plusieurs se laissent parfois maltraiter,  simplement pour être dans le « cercle »,  ou d’autres pour être bien vus sont prêts à compromettre leurs valeurs.

–          Le besoin de sécurité: Ce dernier sentiment nous pousse très souvent à prendre de mauvaises décisions. Nous sommes toujours prêts à faire des plans B alors que Dieu n’a pas dit son dernier mot, surtout lorsque nous le servons. Nous devons accepter de marcher par la foi et non par la vue. Nous devons  avoir confiance en Dieu : Il est notre sécurité.

Je réalise que la définition d’épanouissement n’est pas la même pour ceux qui craignent Dieu et ceux qui ne le craignent pas. Soyons fidèles car « …toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu… » . Il fera concourir toutes choses pour mon succès!

Grace Mafoua

Pasteur