Reprends le contrôle


C’est facile de se laisser dépérir, de laisser le péché te détruire, la maladie, la peine, la tristesse te consumer sans riposter. Mais si tu veux être maître de ta destinée et tu le peux, il va falloir réagir avant qu’il ne soit trop tard : Reprends le contrôle !

Il ne suffit pas de croire que Dieu guérit, Dieu restaure, Dieu libère, Dieu pardonne, du moins il ne suffit pas que cela reste une croyance. Il faut que ce soit une quête, une raison de vivre : Je vis pour gagner. La foi doit être un sujet d’investigation, car les grands hommes de la bible l’ont été par la foi.  Je le dis car la vie nous inflige de sérieuses corrections et nous subissons de sacrées défaites. Ça arrive ! Même si ce n’est pas dans le plan parfait de Dieu.

« Le malheur atteint souvent le juste… » certes, mais ce n’est pas une raison d’accepter la défaite comme un état immuable puisque la suite du passage explique que Dieu délivre toujours le juste.  Pourtant nous disons « nous sommes plus que vainqueurs », et nous vivons comme  « des plus que perdants ». Et ouiiiii il faut aussi avoir l’humilité de se dire que « ma foi n’a pas encore remporté la victoire que Dieu a promis ».

Un « plus que vainqueur » ne doit pas avoir peur de l’échec. L’échec est pour lui, une motivation à faire mieux, à trouver une autre méthode. Le « plus que vainqueur » garde le contrôle. Il ne perd pas pied, parce que la victoire est dans son « mindset », son système de pensée. En Jésus j’ai la victoire, c’est un fait, mais qu’est ce que j’en fais ? Le matin, je dois me réveiller avec « la rage de vaincre », le désir d’humilier le diable…Ce n’est pas Dieu qui viendra appliquer la parole dans ma vie. Alors si hier j’ai connu l’échec je me réveille aujourd’hui avec une énergie nouvelle car  j’ai « Christ en moi, l’espérance de la gloire ».

Apprendre à relativiser devient important lorsque le « plus que vainqueur » rencontre l’échec sur son chemin. Et il ne change pas de langage à la moindre épreuve. « Que votre parole soit oui, oui, non, non; ce qu’on y ajoute vient du malin »; Si je pense de la bonne façon, je parlerai de la bonne façon. Je saurai qualifier les épreuves qui se présentent à moi.

Certains perdent des batailles parce qu’ils qualifient mal l’épreuve. Dans Nombres 13 Moïse va envoyer des hommes vaillants, bien sélectionnés pour explorer le pays de Canaan ; ces derniers vont revenir avec un discours des plus perturbants et désespérants : «et nous y avons vu les géants, enfants d’Anak, de la race des géants: nous étions à nos yeux et aux leurs comme des sauterelles. ». Quel manque de foi, quel manque de hardiesse ! J’ai aussi avorté certains projets que j’avais à cause de la peur. Parce que ce qu’il y avait devant moi me paraissait trop énorme. Mais le jour où j’ai réalisé que la peur faisait de moi une personne lâche j’ai décidé de reprendre le contrôle. De plus Dieu ne fait pas les choses en « petit format », la vision de Dieu pour nous doit nous dépasser quand même un peu. C’est normal !

Les hommes envoyés par Moïse sont revenus en disant: « nous étions à nos yeux et aux leurs comme des sauterelles. » ; ce que tu vois va déterminer ce que tu crois. Alors c’est simple je décide de voir la parole, le rhéma de Dieu. Si je déclare la parole de Dieu tous les jours au lieu de mes circontances je vais remporter des victoires. Car il faut que j’oppose ce que mes yeux spirituels voient à ce que mes yeux naturels voient. Je reprends le contrôle et je gagne !

Grace Mafoua

Pasteur