L’Excellence dans la vie familiale


L’Excellence dans la vie familiale

Car si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l’Eglise de Dieu?  1 Timothée 3:5.

La  famille nucléaire est un ensemble de personnes regroupant  un père, une mère et souvent des enfants.
La famille est une institution divine, car c’est Dieu lui-même qui a crée Le premier couple, Adam et Ève( genèse 2;18-23) et leur a demandé ensuite de se multiplier, c’est-à -dire d’avoir des enfants, de fonder une famille: Il créa l’homme et la femme. Dieu les bénit et leur dit: » Reproduisez-vous devenez nombreux, remplissez la terre et soumettez la! (Genèse 1: 27-28) .
La famille est donc extrêmement importante aux yeux de Dieu. Elle occupe une place de choix dans son cœur. Si ce n’était pas le cas, il ne l’aurait pas créée. Tout ce que Dieu a crée, il l’a estimé bon (Genèse 1:31). Dieu ne fait pas les choses par hasard, par ennui, par curiosité, pour explorer des domaines qui lui sont inconnus, pour expérimenter des « sensations » nouvelles. Dans sa prescience il sait toutes choses. C’est donc en parfaite connaissance qu’il les crée et les fait venir à l’existence. En créant la famille il a jugé que cela était « bon ». Fonder une famille est donc la volonté de Dieu pour nous. Mais c’est en plus une bénédiction, car on voit bien au verset 27, que la première bénédiction, le premier don que Dieu fait à Adam et Ève, c’est la fécondité, c’est se multiplier, c’est avoir des enfants, c’est fonder une famille.
Si la famille est un don, un cadeau, une bénédiction divine, pourquoi la traitons- nous trop souvent avec négligence? Ne la considérons pas à sa juste valeur? Si elle a du prix aux yeux de Dieu, ne devrait-elle pas en avoir également à nos yeux?
Paul dans Timothée 5:8 dit: Si quelqu’un n’a pas soin des siens, notamment de ceux de sa famille, il a renié la foi,et il est pire qu’un infidèle.
Voilà ce que dit la parole de Dieu quant à notre responsabilité familiale.  On ne peut donc pas prétendre servir Dieu, alors que nos enfants, nos conjoints sont délaissés, négligés. La bible dit clairement que c’est une attitude tellement déplorable et exécrable qu’elle remet même en cause notre foi en Dieu.
En effet, comment peut-on prétendre aimer  et servir Dieu que nous ne voyons pas, si nous sommes incapables de le faire pour ceux que nous voyons? 1 Jean 4: 20 déclare: Si quelqu’un dit: J’aime Dieu et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur. Car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas?
Vous reviendrez certainement sur le mot « haïr » en disant que c’est impensable de haïr sa famille. Au contraire que vous l’aimer. Mais la bible demande aussi de ne pas aimer en paroles mais en actions (1 Jean 3:18).
Lorsque nos enfants ont besoin de notre présence, de nos conseils, de notre regard, de nos sourires, de notre encadrement, de nos encouragements, de nos félicitations, et même de nos blâmes et de nos punitions….et qu’ils ne les ont pas. Quand ils ont besoin que nous les aidions à faire leurs devoirs, des recherches, de les accompagner à un match de foot, à un concours, au parc…et que nous nous défilons. Quand ils ont simplement besoin de nous raconter leur journée,  de nous parler d’un nouvel ami, de nous exprimer leurs joies, leurs peurs, leurs doutes, de nous parler de leurs rêves… et que nous ne sommes pas là (sauf bien évidemment cas particuliers, contraintes professionnelles,obligations du ministère…) ou n’avons pas le temps d’écouter et surtout ne nous efforçons pas à trouver ce temps…Faisons-nous bien?
Élever un enfant ne se réduit pas au simple fait de le nourrir,de  le vêtir, de le scolariser et de le soigner. Les enfants ont des besoins d’ordre psychologique, affectif que les meilleures écoles ou les vêtements de dernières marques, ne peuvent combler. Ils ont besoin d’attention, d’être écoutés, on besoin qu’on leur accorde du temps. Ils doivent savoir que peu importe les situations auxquelles ils font face, ils ont leurs parents à leurs côtés.
Élever un enfant c’est le préparer à être adulte demain, en lui enseignant comment prendre soin de lui, de son corps, de ses vêtements, de sa maison, des autres. C’est aussi l’instruire dans les voies du Seigneur. Lire et commenter la parole de Dieu avec lui, avoir des temps de prière, de louanges ensemble. Et cela exige de votre temps et de votre présence. Si les enfants sont un don de Dieu, ce don il nous l’a confié , nous donnant la responsabilité d’en prendre soin.
Le psychanalyste Sigmund Freud disait: L’enfant est le père de l’adulte. Si l’éducation d’un enfant est ratée ou bâclée, la probabilité qu’il devienne une charge ou un danger pour lui-même et pour la société est très élevée.
Idem pour votre conjoint. Il ne doit pas vivre avec la sensation de n’être qu’un objet décoratif dans votre vie, un figurant. Il a besoin de votre temps, de votre soutien, de votre présence, de vos conseils (dans son ministère, sa vie professionnelle, personnelle…) Besoin de réaliser qu’il est vous, et que vous êtes lui. N’oublions surtout pas qu’après Dieu, votre ministère, votre service et votre amour pour Dieu, l’être le plus important de votre vie, c’est votre conjoint. Dieu dit: Et l’homme quittera son père et sa mère, s’attachera à sa femme et ils deviendront une seule chair (Genèse 2:24). Qui de vous, étant sain d’esprit, ayant toutes ses facultés, maltraiterait son propre corps, le négligerait, le traiterait avec désinvolture? Au contraire, chacun prend soin de son corps et lui fournit ce dont il a besoin pour son confort. C’est exactement de cette façon qu’il vous faut prendre soin de celui ou de celle qui est « l’os de vos os, la chair de votre chair ».
Outre la famille nucléaire, il y a aussi la famille dite élargie dans laquelle Dieu vous a fait naître:  Votre père à vous, votre mère, vos frères et sœurs, cousins et cousines, nièces et neveux, etc. Oui, bien-aimés! Eux aussi comptent pour Dieu et il vous demande de les aimer, de les aider, de les honorer également:
Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent… Exode 20:12
S’il y a chez toi quelque indigent d’entre tes frères, dans l’une de tes portes, au pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, tu n’endurciras point ton cœur, et tu ne fermeras point ta main devant ton frère indigent. Mais tu lui ouvriras ta main, et tu lui prêteras de quoi pourvoir à ses besoinsDeutéronome 15:7-8
Nous pouvons voir dans la bible quelques exemples de personnes qui ont compris et respecter ce principe:
 Abraham qui a accouru à la défense de Lot lorsqu’il a été pris en captivité: Dès qu’Abram eut appris que son frère avait été fait prisonnier, il arma trois cent dix-huit de ses plus braves serviteurs, nés dans sa maison, et il;poursuivi les rois jusqu’à Dan. Genèse 14:14
C’est encore Abraham qui va lutter avec Dieu dans l’intercession en faveur de Lot, afin qu’il échappa à la destruction de Sodome et Gomorrhe. (Genèse 18:17-33).
On sait aussi que Hadasa qui est devenue la reine Esther fut élevée par son cousin Mardochée. Et que c’est en grande partie, grâce à l’accompagnement et aux conseils de celui-ci, qu’elle a triomphé (Esther).
Et le modèle final, l’exemple par excellence:  celui de Jésus qui en pleine agonie, souffrant et mourant sur la croix, s’est préoccupé pour Marie sa mère, la confiant aux soin de Jean: Jésus donc voyant sa mère, et se tenant près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère: » Femme, voici ton fils ». Puis il dit au disciple: « Voici ta mère ». Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui. Jean 19:25-27.
Aucun de nous ne peut prétendre être plus engagé que Jésus dans les affaires de Dieu. Personne ne peut prétendre obéir et faire la volonté de Dieu plus que Jésus. Ne peut prétendre avoir un ministère plus grand que le sien. Si donc lui, ne s’est pas désintéressé de sa famille, pourquoi le faisons-nous? prétextant trop de fois être trop occupés par notre ministère. Servir Dieu ne veut pas dire délaisser sa famille. Par contre délaisser sa famille, nous l’avons vu dans 1Timothé 5:8, c’est renier la foi. Les deux ne sont pas incompatibles, c’est simplement une question d’ordre et d’organisation. « Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, et à la famille ce qui est à la famille ».
Dieu veut que nous soyons excellents dans le culte que nous lui rendons, dans notre ministère, dans notre service à l’église. Mais il attend de nous, la même excellence dans notre vie de famille. Sinon, nous aurions « raté la cible » et ne serions pas dans sa volonté parfaite.
Mm

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