Mon enfant est harcelé: Que faire ?


Voici un sujet dont on entend souvent parler mais face auquel on ne sait pas vraiment comment réagir en tant qu’adulte ou parent: le harcèlement scolaire.

L’enfant ou l’adolescent est une personne en pleine construction émotionnelle et identitaire. Il est donc fragile et son estime de soi l’est aussi.

Des simples insultes …à la première gifle: On ne devrait jamais sous-estimer le harcèlement.  Qu’il s’agisse de vol de nourriture, de vêtements déchirés ou d’insultes à la sortie, votre enfant n’a pas à subir ce genre de choses et rien ne peut expliquer ce type de violence à son égard.  Il n’y a pas de petite violence. En effet un acte de violence impuni en amène un autre, puis un autre, puis un autre….et on entre facilement dans un cercle vicieux. Mais comment réagir ?

Tout d’abord votre enfant n’a pas besoin que vous lui rappeliez à quel point il est faible ; il a déjà été suffisamment humilié. Il a besoin de votre attention, de votre compréhension. La dernière chose à faire face à un enfant, ou un jeune adolescent subissant des railleries est de le faire culpabiliser, de le condamner. « Mais pourquoi tu ne t’es pas défendu ? Tu es bête ! » sont à éviter. Il faut savoir une chose: il se sent coupable et a honte. Il considère ses harceleurs comme les maîtres de son destin et se considère comme anormal. Il se dit sans cesse qu’il y a un problème chez lui, que quelque chose ne tourne pas rond dans sa tête. Il se dévalorise, pire même se déteste.
Alors avant de prendre une quelconque décision, parlez d’abord avec lui. Prenez le temps de discuter et de l’écouter. L’écoute est extrêmement importante dans ce genre de situation. Le fait de se sentir écouter, enlève une certaine culpabilité dans son cœur et le pousse à se confier davantage à vous. Il vous fait confiance.  S’il ne peut pas compter sur vous alors il n’aura personne sur qui compter car il a besoin de se sentir protéger. Expliquez-lui qu’il a le droit de dire non aux agresseurs.

N’hésitez pas non plus à en parler avec d’autres adultes matures dans la foi et pleins de sagesse. Si vous constatez que sa sécurité est en jeu, parlez-en aussi aux professeurs même si votre enfant vous supplie de ne pas le faire. Il vaut mieux traiter le problème à la source que de rester les bras croisés sans rien faire.

Enfin n’oubliez pas que la cause de ces harcèlements peut être spirituelle. Qui a le plus intérêt à détruire la vie de votre enfant selon vous ? Votre enfant a une destinée, et le Diable a peur de cette destinée. S’il sait par exemple que votre enfant fera de grandes choses pour Dieu, il mettra tout en oeuvre pour briser sa confiance en lui ainsi que sa confiance dans les autorités dès son plus jeune âge. Il sait très bien qu’un enfant dysfonctionnel fera un adulte dysfonctionnel. N’oubliez pas le verset qui nous dit : « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » (Éphésiens 6:12).
Nous combattons avant tout contre des esprits. Et le Diable est malin. Il peut aveugler les professeurs, aveugler les médecins…et vous pouvez vite vous sentir seuls face à cette situation. Si les autorités scolaires ne réagissent pas, la prière est toujours une solution. Je me souviens d’une situation où une des mes proches, enfant à l’époque était harcelée à l’école. Je me suis demandée : « Seigneur que dois-je faire ? Est-ce que je vais voir le harceleur en personne pour lui régler son compte ou vais-je crier sur les professeurs ?  Je fais quoi, je prie? ». J’étais en colère, très en colère. Puis je me suis souvenue que l’ennemi numéro un était Satan et que Satan était en train d’utiliser un petit enfant pour en détruire un autre. Rappelez-vous: nous avons autorité sur les circonstances, les situations, et les esprits. Je n’ai pas cherché à négocier avec Satan. J’ai alors directement pris autorité sur lui puis sur les démons agissant dans la vie du harceleur, ces démons qui le poussaient à être violent envers cette enfant. J’ai interdit à ces démons de continuer à provoquer la petite fille et j’ai déclaré que le garçon s’excusait et était désolé. Le lendemain, je vis la petite venir vers moi en courant et sautant de joie : « C’est incroyable !! Il s’est excusé ! Juste comme ça d’un coup ! Il m’a demandé pardon ! ».

N’ayez pas peur de prendre autorité sur les esprits qui harcèlent vos enfants, vos nièces, vos neveux. Parfois si vous ne le faites pas, personne ne le fera. Ne soyez pas patients avec la violence.

Mylène Nguma

Rédactrice chroniqueuse
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