Crise de foi


En cette fin d’année, la tradition veut que chacun d’entre nous fasse une rétrospective de notre année. La dernière fois que j’en ai fait une, je devais être âgée de quatorze ans. Je l’avais exposée sur mon skyblog ; avoir de meilleures notes, écrire de nouvelles fictions et mon passage en troisième.

Aujourd’hui j’ai vingt-deux ans et je suis en pleine crise de foi.
Pas plus tard qu’hier, j’ai eu un entretien avec mes responsables et j’en suis ressortie : triste, humiliée et démoralisée. A mes seize ans, l’année où j’ai accepté le seigneur, je n’aurai jamais cru me retrouver dans cette situation. Je définirais la « crise de foi » comme un confort où le chrétien s’est laissé entraîner par de mauvaises habitudes. Ces mauvaises habitudes peuvent paraître anodines et légitime parfois comme : écouter de la musique du monde de temps en temps, regarder des films, le langage qu’on adopte, mais quand toutes ces habitudes prennent sur vos temps personnels avec le Seigneur, ça devient problématique et ça se ressens dans notre vie.

Premièrement, la musique mondaine est à bannir quand on est chrétien, et deuxièmement en tant que chrétien nous devons chérir et nourrir notre passion pour Dieu, parce que même s’il s’agit de Dieu, le seul et l’unique, l’Etre puissant et inébranlable, je vous assure que si vous ne gardez pas votre amour pour lui, cette passion va s’éteindre que vous le vouliez ou non.
Mon responsable m’a dit une chose qui m’a interpellé: avec des petites gouttes d’eau, on peut remplir des litres de bassines. En d’autres termes, avec des petites choses qu’on tolère, on peut s’écarter de la volonté de Dieu, jusqu’à atterrir dans le monde.
Et c’est ce qui s’est passé pour moi, je me suis retrouvée à la limite de quitter le plan de Dieu sans m’en rendre compte, parce que j’ai laissé ces mauvaises habitudes ramper jusque dans mon cœur jusqu’à prendre la place de Dieu, c’est ce qu’on appelle : la loi des choses rampantes. Des pensées, des doctrines que vous laissez passer, que vous tolérez et qui finissent par s’installer sans crier gare.
A l’annonce de tout cela, j’ai répertorié trois stades :
La Tristesse : j’étais triste d’entendre tout cela, il y a trois jours mon église a fait une veillée contre les forces anti-percée, j’étais plus déterminée que jamais. Mais je n’avais même pas jeûnée, ni même pris des temps personnels pour ma propre vie. Encore une fois mauvaise habitude, mais je ne faisais rien pour éviter ça.

La honte : je savais que ce que je faisais étais mal, je voulais changer, mais encore une fois rien. Mais quand il a exposé mes mauvaises habitudes : manque de prière, musique mondaine, devant mon autre responsable, j’ai eu honte, parce que je ne voulais pas que ces choses soient exposées. Mais pourtant elles le devaient car c’étaient des parties enténébrées de ma vie qui devaient changer

La démoralisation : Après tout ça, en vient le stade de la démoralisation ; j’avais vécu comme ça pendant six ans et reprendre des nouvelles habitudes me paraissaient impossible et inatteignable. Mes pensées divaguaient tellement que j’en suis venue à penser si j’aimais véritablement Dieu. J’ai répondu que non, je commençais donc à envisager de tout plaquer et quitter Dieu. Mais c’est complétement ridicule, vous avez raison !
Mais je remercie la ciel d’avoir eu la bonne attitude en entendant toutes ces vérités. Après avoir pleuré des litres comme un enfant dans mon lit, ma foi m’a reprise. Soudainement, je me suis rappelée des enseignements que j’avais entendue, je me suis rappelée des encouragements que j’ai donné et surtout je me suis rappelée de ce que le Seigneur a dit: Rien n’est impossible à celui qui croit (Marc 9 :23). Si je comprends bien, il me suffit de croire que je peux changer ? Effectivement, mais avant ça, tout est une question de choix dans la vie, quel choix voulez-vous faire ? Rester dans ces mauvaises habitudes au risque de sortir des voies de Dieu, ou faites-vous le choix de vous reprendre pour mieux foncer ?
Moi, j’ai fait le choix de me reprendre pour mieux foncer, parce que je crois en ce que la Parole de Dieu dit : Et moi, je suis avec vous jusqu’à la fin du monde (Matthieu 28 :20). Le Seigneur ne nous laisse pas seul, vous n’êtes pas seul, dans cette marche, rapprochez-vous de personnes édifiantes qui ont la foi, entretenez-vous par des hymnes et des cantiques spirituelles comme nous le conseil l’apôtre Paul, écouter des prédications, lisez des livres qui parle de l’amour de Dieu, en d’autres termes, investissez dans votre relation avec Dieu, vous pouvez lui demander que cette relation devienne un bijou précieux pour vous, je suis sûre et certaine qu’il n’attend que ça. Il n’est jamais trop tard avec Dieu, tu peux encore changer.

Dalila Ambiero