Notre participation pour intervenir sur terre


« Seigneur nous te remercions pour ce repas. Bénis les mains qui l’ont préparé et donne à ceux qui n’en ont pas ».

Combien de fois avez-vous déjà fait ou entendu cette prière? Dieu est-il censé descendre de son trône à chaque fois pour venir nourrir les affamés? 

Tout d’abord, Dieu n’a pas d’autres mains que les nôtres pour agir; et il n’a pas d’autres bouches que les nôtres pour bénir. Prenons conscience de la profondeur de notre communion avec le Seigneur, et la portée de notre collaboration avec lui.

Jésus a dit: « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres […] pour proclamer aux captifs la délivrance… ».

Ensuite Dieu compte sur notre participation pour intervenir sur terre, et il compte sur nous pour y manifester son règne comme dans le ciel. Ce n’est pas sans raison qu’il nous a permis de rencontrer Jésus, de recevoir son onction, ainsi que tout ce qui contribue à la vie et à la piété (2 Pierre 1: 3-4). De cette manière il fait de nous des participants de la nature divine.

S’il nous a donné toutes ces choses si précieuses, c’est parce qu’il voulait nous équiper afin que nous soyons capables d’aller de lieux en lieux, en faisant du bien aux gens, en les bénissant, en les guérissant etc… (Actes 10:38). En d’autres termes, Dieu nous a équipé pour que nous puissions répondre aux besoins de ceux qui nous entourent, et d’apporter des solutions à leurs problèmes.

Ne pensons pas qu’il faille être millionnaire pour avoir les moyens d’aider les plus démunis. En réalité, même deux petits pains suffisent. Si nous apportons nos deux pains au Seigneur, il saura faire en sorte de nourrir des milliers de personnes. Mais encore faut-il que nous prenions le risque de lui confier le peu que nous avons déjà. Encore faut-il que nous ayons assez confiance en lui pour prendre le risque de nous priver, dans l’intérêt d’autres personnes.

En sommes, il suffit de partager son repas avec une sœur qui n’a pas encore mangé après le culte; d’aider ses parents à remplir le frigo; de garder l’enfant de son ami(e) pour qu’il puisse aller à un entretien… Dans tout ça, il faut savoir que Dieu, qui nous voit, n’est débiteur de personne (job 41:11, Proverbe 28:27). Celui qui fait du bien à l’indigent lui fait du bien à lui, et il ne manquera pas de le bénir en retour.

Matthieu 25: 40 « Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites ».

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